Articles
-
En savoir plus sur : Haut la main
Haut la main
par Stella Ammar
Les cartes filent, glissent, vrillent, passent de la main droite à la main gauche, comme si un aimant invisible les reliait, les faisant se repousser ou s’attirer irrémédiablement. Pourtant, ce n’est pas de la magie. Dimitri Arleri et Ladislas Toubart sont fermes sur la question. C’est de la cardistry. Ces gestes tout à fait humains, garantis sans ruse, sont ceux de deux hommes qui, depuis plus de 10 ans, ont fait du jeu de 51 cartes une extension de leurs membres supérieurs.En savoir plus -
En savoir plus sur : Le lavabo
Le lavabo
par Clara Bouteille
Il fait désormais partie des « gestes barrières » mais a toujours existé. Les mains étant le propre de l’homme, très tôt il a fallu les protéger, et ce faisant les laver. Une pratique personnelle à chacun – comme on apprend petit à faire ses lacets –, devenue un enjeu de santé publique, une antienne collective. Récit d’une friction.En savoir plus -
En savoir plus sur : Monstres gentils
Monstres gentils
par Profane
«Je fais beaucoup de copies de mes kaijū, je les moule, je les repeins, je les hybride, je les réinterprète en céramique, en résine. J’ai sculpté mon chien en version kaijū.» Jérôme Saunier, plasticien-sculpteur et créateur de figurines-jouets d’enfants pour une société française, a rencontré ces bêtes étranges, venues du cinéma de genre japonais, pour ne plus les quitter. Sa collection de créatures a inspiré le duo de photographes Antinomia.En savoir plus -
En savoir plus sur : Sans modération
Sans modération
par Henri Guette
Sur leur temps de pause, on permettait aux ouvriers du verre de Sars-Poteries, dans le nord de la France, de réaliser des objets à partir de la matière première à disposition. Hors de toute logique de production, on appelait ces pièces « les bousillés ». Un creuset d’invention devenu rendez-vous muséal, que les amis du Musée du verre de la ville ont aujourd’hui à cœur de célébrer.En savoir plus -
En savoir plus sur : Tout va bien, rien ne va plus
Tout va bien, rien ne va plus
par Romain Charbon
Côme est écrivain. Il aime la roulette et en a fait sa religion. En route pour Baden-Baden, histoire de mettre tout ça au clair. Comment arrive-t-on à Baden-Baden? Je ne vous parle pas de traversée du Rhin ou de la bretelle d’autoroute qu’il faut prendre pour gagner cette charmante ville du Bade-Wurtemberg. Non, je demande simplement: comment peut-on en arriver là? A-t-on quelque chose à fuir, comme le Général en 68, pour se retrouver au milieu de cette bourgade perdue dans le temps? Est-ce que ce n’est pas le temps, justement, qu’on esquive pour trouver refuge ici, comme Pierre Boulez, qui, je préfère me l’imaginer, l’avait fait comme un pied de nez à la modernité? Bordel, comment je me suis retrouvé dans cet endroit où les gens ont tous à peu près 98 ans et sont habillés comme s’ils allaient à l’opéra? Si cette arrivée en voiture était un film, il ressemblerait à un remake produit par la ZDF de La Baie des Anges, avec Jeanne Moreau aujourd’hui et la Forêt-Noire en chromo sépia à la place de la Riviera en noir et blanc.En savoir plus