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Protéines formes
par ____
Corps vivant, ton apparence lisse et parfaite, ton design impeccable appellent le respect et l’inventivité : voici ta couche idéale, à toi seule destinée, celle qui te va comme le e épouse le o. Un devenir coquetier sans le savoir, comme on fait de la prose, comme on pense une fonction nouvelle. L’imaginaire s’ouvre, qui a commencé l’escalade des idées vers l’écale désirée, et la poule de l’œuf. Albumine et vitellus, jaune et blanc, âmes sœurs, l’œuf qui tombera n’est pas né grâce au génie débrouillard.En savoir plus -
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À l’ombre d’un doute
par Profane
Objet, es-tu là ? Tu te laisses deviner dans un jeu de lumière. Mais la lampe n’éclaire pas. Corps fantôme. 1, 2, 3 soleil, ta présence illusoire. Une main rencontre ton absence. Ta forme chuchotée. Un gnomon patiente qui t’attend quelque part.En savoir plus -
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Ascendant verso
par Profane
Ce sont les habitants de l’atelier. Fidèles compagnons ou nouvelles recrues, ils occupent l’espace pour qu’advienne, en leur présence, autre chose. Pigments, pots, outils, matériaux, supports, échantillons, objets. Ils sont l’avant, avant le geste, avant la création. Puis ils restent. Continuent de vivre et de travailler en secret à la possibilité d’une nouvelle apparition. Ils attendent, se liguent peut-être, forment un tout, un chœur, une constellation.En savoir plus -
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Matière première
par Profane
Le papier : un brouillon parfait pour se faire la main, imaginer des formes et des fictions, les froisser, recommencer. Le papier : un événement plat constamment surpris par sa propre malléabilité, sa souplesse d’expression. Découpé, verni, collé, mâché, peint, plié ou bouilli, il se prête à toutes les contorsions, accueille tous les possibles.En savoir plus -
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Coques en stock
par Profane
Il est au bibelot ce que la nouille est au bijou : un incontournable matériau détourné, désuet et bourré de nostalgie. Écrin calcaire et résistant, le coquillage, qu’il soit pétoncle, vénus, bernique, praire ou grain de café, supporte bien la colle et la métamorphose. Un souvenir d’iode et de sable qui aide à surmonter l’embarras qu’on peut avoir à le posséder.En savoir plus -
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L'air de rien
par Profane
Ils tiennent compagnie aux oiseaux, aux nuages, à l’humaine rêverie sur fond bleu. Leurs armatures graciles, leurs fonctions anodines, leurs danses dans le vent, suffisent à leur présence. Mobiles et sans raison, purs objets de contemplation, animés par plaisir et en cette occasion.En savoir plus