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En savoir plus sur : Le Cent
Le Cent
par Pia Duvigneau
100, rue de Charenton. C’est ici qu’a poussé, dans les vestiges d’une centrale EDF, un établissement qui œuvre à ce que la pratique de l’art ne soit pas réservée à une élite. En échange d’un simple abonnement, chacun peut avoir l’équivalent d’un atelier, et participer à la vie d’une communauté artistique. Moins élitiste qu’un squat d’artistes, l’unique critère de sélection du Cent est la volonté créatrice. Loin des mondanités parisiennes, ce n’est pas l’artiste qui est privilégié mais son unique appel à l’art. Cette ouverture permet une confusion intéressante entre artistes et amateurs, finalement tous considérés comme des abonnés. Dans une absence volontaire de hiérarchie, la pratique de l’art se fait au présent, en désaccord avec le préconçu et le culte des célébrités. Une idéologie qui fait de l’amateur la clef d’une scène qui se doit d’être toujours en mouvement.En savoir plus -
En savoir plus sur : L’union fait la farce
L’union fait la farce
par Profane
Thomas Mailaender est probablement le meilleur ami de l’amateur. Photographe, plasticien, vidéaste, collectionneur, l’homme a plus d’une saucisse à son chapelet et presque une devise : « l’union fait la farce » (qui fut le titre d’une de ses expositions et d’une publication). Il revendique un attachement certain aux images fabriquées par d’autres qu’il déniche sans relâche dans les entrailles du web, dans les allées des marchés aux puces, attentif à toutes les audaces visuelles qu’il extrait comme d’autres le minerai. S’il réinvestit à sa façon cette matière première, il n’oublie pas son auteur, comme pour cette série d’huîtres. Il a confié des images à un certain Tommy Lee Jones qui propose un service de personnalisation de coquilles sur le site de vente de créations personnelles Etsy. Une œuvre à quatre mains naît, une collaboration brouillant les pistes, les codes et les systèmes de valeurs. Un art du mélange pour composer un plat plus fun ou sa vision de la farce.En savoir plus -
En savoir plus sur : Un truc
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En savoir plus sur : Le monde onirique d’A.G.
Le monde onirique d’A.G.
par Armand Goupil
Peintes à l’huile sur le recto de boîtes de lessives, les images polychromes d’A.G. (médecin de son état) évoquent un monde imaginaire foisonnant, mêlant saynètes érotiques, personnages du music-hall, danse, souvenirs de vacances et visions d’un monde primitif idyllique. Ses oeuvres, aujourd’hui propriété d’un collectionneur bruxellois amoureux de l’art brut, furent réalisées entre les années 1957 et 1963.En savoir plus -
En savoir plus sur : Philomène
Philomène
par Sébastien Marnier
Les premières secondes, c’est l’odeur. Quelque chose de boisé. Un parfum de terre chaude après la pluie d’orage, le petrichor, les fougères et pourtant les volets sont clos. Ils le sont depuis des années, comme scellés. Ce n’est pas la mousse, ce n’est pas la rosée ni la pluie. C’est le moisi. Ce n’est pas le parfum d’une ballade à Fontainebleau le week-end, c’est la chancissure sur une tartine oubliée. C’est la crotte de souris. C’est fort, ça respire le temps arrêté. Ça prend la bouche et la gorge, mais ça se surmonte, parce que je pénètre une grotte merveilleuse. Depuis le temps que j’entends parler de cette maison. La première fois que j’ai discuté, je veux dire vraiment discuté avec Dominique, il fut déjà question de cette maison. Ou plutôt des maisons, de ce qu’elles représentaient. De la famille de Dominique. De la mère de Dominique. De la vie toute entière de Dominique. Cette maison je l’avais dessinée, je l’avais envisagée, pour ainsi dire je la connaissais. Mais je ne la connaissais pas.En savoir plus -
En savoir plus sur : Aux palmes, etc.
Aux palmes, etc.
par Profane
Propos recueillis lors des préparatifs de la semaine sainte à Pozzo au sud du Cap Corse, les 17 et 19 avril 2014. Henriette Fraticelli — Église St Joseph, 17 avril 2014. Les palmes tressées, c’est parce que le Christ, le jour des Rameaux, quand il est entré dans Jérusalem — nous, on a été élevés comme ça, à cinq ans dans le cathé, à huit ans dans la procession, vous voyez ce que je veux dire, donc on est baignés — les habitants jetaient sous ses pas des palmes, des branches d’olivier, pour que ses pas ne touchent pas le sol. C’était la grande chose. Bon, trois jours après, ça s’est mal terminé mais ça, c’était le jour des Rameaux. C’est pour ça que nous on prend des rameaux sur les palmiers — qui d’ailleurs, entre nous, sont en train de mourir, tous, il y a un insecte qui rentre dans le cœur et vous voyez, ils sont tous... ça vient de la mondialisation — pour faire plus joli encore, ici et peut-être ailleurs, on tresse les palmes que vous verrez ce soir. Maintenant, ils ne veulent plus qu’on les donne. C’est tout un circuit, après, ces palmes tressées. On les brûlait la veille des Cendres et le jour des Cendres ; avec la cendre de la palme on faisait une croix sur la tête en disant « tu es poussière et tu redeviendras poussière ».En savoir plus