{"title":"Revues","description":"","products":[{"product_id":"profane-11","title":"Profane 11","description":"\u003ch3\u003eSE TENIR COMPAGNIE\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eCe numéro s’est construit dans l’élan du déconfinement — à l’heure de cet édito, d’autres formes d’isolements à géométrie variable apparaissent —, en laissant aux contributeurs, auteurs et photographes, le soin de définir les contours de leur intervention. Il faut dire que nous ne savions pas, déjà à l’époque, quel goût aurait l’été, s’il serait possible de voyager, de se réunir, de produire du nouveau. Nous avons choisi de laisser venir à nous les idées, les propositions de sujets, de faire avec ce qui était là, et d’élargir aussi les interventions à celles et ceux susceptibles d’être sensibles à notre approche. Moins de contraintes, plus de libertés, nous étions assez déconfits comme ça.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLa teneur de cette parution, que nous imaginions au départ un peu «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003espéciale\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e», ne l’est finalement pas tant que ça. La surprise est donc celle de voir une forme d’attachement et de fidélité à ce qui a traversé les dix numéros précédents. Une belle surprise. Chacun a joué le jeu qu’il inventait, mais le terrain est commun. Autodidactes, amateurs et collectionneurs sont toujours là, dans des propositions plus personnelles, des atours plus fictifs, des formats plus épiques. Et nous remercions sincèrement tous les participants qui ont permis à ce onzième numéro de voir le jour, comme si nous n’étions que les passeurs d’un désir plus grand.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe besoin de fédérer, de réunir autour d’un projet commun, est peut-être encore plus crucial aujourd’hui, quand le mot «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003eisolement\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e» n’a jamais été autant martelé, ne cesse de devenir notre condition. Que faire, quand il n’est pas possible d’être ensemble\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Une piste serait peut-être de rester entouré\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: d’images, d’imaginaires, d’histoires, de visions, si ce n’est de gens. De s’entourer par exemple et pourquoi pas, de sculptures en ciment (p. 42), d’antiques (p. 68 et p. 178), de flacons de parfums miniatures (p. 64), de palas et de pelotes (p. 120), de boutures (p. 158), de monstres japonais (p. 108), de pots à confit en grès (p. 16). De s’en sortir ainsi, en étant parmi le vivant, le rêvé, l’inanimé, le passé, le fantasmé, dans une multitude délibérée qui est la place de l’homme.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 228 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39321637748893,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false},{"title":"English","offer_id":39321637781661,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover.jpg?v=1614758560"},{"product_id":"profane-10","title":"Profane 10","description":"\u003ch3\u003eUN TEMPS INCONNU\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLundi 23 mars à Paris, deuxième semaine de confinement pour faire face à l’épidémie du virus Covid-19. Instant de lecture du blog quotidien de l’auteur Éric Chevillard, l’Autofictif. Parmi les trois courts billets du jour, celui-ci\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003eJe viens de commencer une collection de poignées de portes. Je peux passer des heures à manier les pièces nouvellement acquises, moites encore souvent des mains qui les ont utilisées, et il m’arrive même, je le confesse, de dormir avec.\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e» Jubilation discrète. La perche ainsi tendue, et faisant exceptionnellement fi des précautions barrières par le miracle de l’imagination, qu’il soit le bienvenu parmi nos collectionneurs. L’hardi glaneur d’élastiques à cheveux trouvés dans la rue l’attend dans ces pages (p. 68). Collectionneurs d’enveloppes administratives ouvertes (p. 82), de pots à laits et de pots à biscuits (p. 20), de pagnes africains (p. 98), ils sont nombreux dans ce dixième numéro, et forment une même famille, habituée à la distance certes, mais unie dans la quête de déités modestes (p. 58).\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eAilleurs, de vraies familles rassemblées sous un même toit, des personnes seules aussi, viennent de vivre un même jour reconduit, qui n’est pourtant pas un dimanche ni un moment de vacances. C’est un temps inconnu. Disponible et pourtant contraint, à vivre dans un espace restreint et précis. Inédit. «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003eAimeriez-vous qu’il soit tous les jours dimanche\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e?\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e» avons-nous coutume de demander ici (p. 156). Cette question, manière pour nous de souligner la séparation actée entre travail et loisirs, création et consommation, métier et occupation, résonne aujourd’hui différemment. Le temps connu, repéré, qui rythme un modèle de société de croissance a vacillé, et avec lui, les représentations collectives et individuelles afférentes. L’idée du «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003enon essentiel\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e» a surgi à l’intérieur même de la sphère professionnelle quand le temps est devenu cette matière étrange avec laquelle composer. Bien futiles considérations, au regard de l’enjeu sanitaire mondial, mais qui vont peut-être façonner un nouveau rapport au réel.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 228 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39320747507869,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39320747540637,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_9bda208b-a71f-4893-9dc5-a42f00ca6b26.jpg?v=1614801107"},{"product_id":"profane-9","title":"Profane 9","description":"\u003ch3\u003eDISCRETS OBJETS\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eBouts de bois, dessins d’enfant, cailloux, morceaux de pain, chaises en plastique, végétaux, pots de yaourts ou cordes. Les matériaux que l’on peut croiser dans ce numéro ont l’air d’avoir renoncé à toute démonstration de force. Ils existent pourtant pour ceux qui les utilisent comme des catalyseurs, des points d’appui vers un ailleurs. Celui de leur imaginaire. Ils servent à fabriquer des mondes, des espaces où s’organisent des retrouvailles qui ont d’abord lieu avec soi. L’expérience de leurs possibilités, formes et actions, est le plus souvent d’ordre privé. Mettre en lumière ces mondes, c’est aussi franchir un seuil ou deux. Celui de la tolérance du regard, dans un environnement empli de propositions esthétiques, d’une offre qui avance affirmée, soutenue. Professionnelle. Mais avant cela, celui de la maison, car il faut la plupart du temps pousser la porte d’un domicile pour voir ce qu’y trame un de ses habitants à la curieuse occupation. Souvent ils se présentent modestes. Les choses et les projets comme ceux qui les font. Un mot récurrent. Si «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003ela modestie est la vertu des tièdes\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e», comme a pu le dire Jean-Paul Sartre, alors Profane ne fera ni chaud ni froid à celui ou à celle qui le feuillettera. Comptons en ce cas sur le feu de l’ouvrier du verre qui donna forme à des créations personnelles librement consenties.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 228 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39320757174429,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39320757207197,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_9ee19dd1-61a3-4eb6-b1e2-b15890b10bcc.jpg?v=1614801168"},{"product_id":"profane-8","title":"Profane 8","description":"\u003ch3\u003eSE DE-LASSER\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eIl y a des expressions qu’on aimerait voir s’épanouir hors de leur domaine d’utilisation. Par exemple, «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003eles délassements\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e». Il désigne les meubles réalisés par les artisans compagnons qui, pour leur plaisir et hors de leur temps de travail ou la retraite venue, réalisaient un meuble à échelle réduite résumant tout leur savoir-faire, représentant un défi technique, témoignage d’adresse et de virtuosité. Un beau terme qu’on piquerait bien volontiers, pour le faire vivre autrement, lui imaginer une tournure sacrément plus profane, incorrigiblement.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eEssayons. Ici, nous aimerions aussi proposer des délassements. Ils n’ont rien à voir avec la parfaite maîtrise, plutôt avec le lâcher-prise, mais sont également faits en prenant le temps, dans le plaisir, sans prétendre à rien d’autre qu’à atteindre une forme de bienveillance. Avec soi-même, avec les autres. Ce n’est pas rien. Ce sont des céramiques (p. 20), des dessins (p. 210), des photographies (p. 56). S’engager dans la matière, sans autre objectif que de voir advenir quelque chose qu’on pourrait reconnaître, de voir un désir, une volonté prendre forme, et les partager.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eEt comme les délassements sont malins, ils ont le bon goût de nous délivrer aussi de la lassitude. Celle qui nous guette à chaque nouveauté, à chaque proposition de loisir, pour renouer avec le plaisir du pareil, de la répétition, ce synonyme de l’amour. Refaire toujours et encore des silhouettes en papier de soie (p. 70), nager dans les mêmes piscines (p. 84), vouloir toutes les mains des statues (p. 132), collectionner les mêmes accidents de parcours (p. 198). Encore et encore.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eVoici nos délassements, qui sont surtout les vôtres.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 228 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39320782045341,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39320782078109,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_2e11a83a-6c3e-433c-88ff-9e92d758881e.jpg?v=1614801317"},{"product_id":"profane-7","title":"Profane 7","description":"\u003ch3\u003eUNE INTIME CONVICTION\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eNous avons pris l’habitude du jugement culturel, de voir une oeuvre, une création, une production, gratifiées d’une signalétique de type «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003ebon point\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e», de laisser les appareils critiques choisir pour nous, comme le ferait, on imagine, le Media-toc qui se trouve au musée de l’Affabuloscope (p. 20). Une hiérarchie s’instaure, il y a ce qui se fait ou pas, il y a la grande affaire du beau, du goût qui ne saurait être mauvais, il y a des règles implicites et des instances amidonnées qui sont là pour trancher.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe numéro ici présent, et avant lui les précédents, ne cherche pas à dire ce qu’il faut regarder, ne décerne pas de palmarès, ne répond pas d’une culture d’en haut. Il raconte simplement des histoires mues par le désir humain, et qui n’ont pas beaucoup de visibilité ailleurs. Certains diront peut-être\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: pas d’intérêt alors. Laissons-les seuls juges. Des histoires comme\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: s’enticher de choses moches et décider de leur faire un chez soi (p. 72 et p. 84)\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e; se consacrer à exposer ensemble des objets dont on estime qu’ils ne participent pas du même registre (p. 36)\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e; regarder les murs d’une salle d’attente (p. 120)\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e; aimer voir tourner des toupies (p. 182).\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFaire le récit de tout cela, avoir de la sympathie pour des formes d’expression qui se vivent sans discours préconçu, ne cherchent pas la validation de pairs spirituels. C’est une façon, celle qui se déploie à l’intérieur de ces pages, en mots et en images, de laisser à chacun sa pleine et entière liberté de créer ou de vivre sa passion, sans vouloir la circonscrire, l’évaluer, la jauger. Seulement la relater. D’autres vont plus loin et la défendent, comme Doc Kasimir Bisou qui s’en explique avec une lettre destinée aux amateurs que nous publions (p. 52).\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eÊtre une fenêtre ouverte sur ces états de liberté là, ni plus ni moins\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: c’est peut-être un voeu pieux mais c’est un souhait profane.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 212 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39320787714205,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39320787746973,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_3e1171fd-214b-45ee-85a9-6aa77ed8857b.jpg?v=1614801359"},{"product_id":"profane-6","title":"Profane 6","description":"\u003ch3\u003eCULTIVER UN AUTRE RAPPORT AU TEMPS.\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eÀ l’heure d’une parution coïncidant avec le solstice d’été et ses journées plus longues faites de lumière, s’invite la question du temps. À dire vrai, elle est là depuis quelques saisons déjà, depuis le premier numéro. Comment se pose-t-elle dans une société de loisirs et de consommation, d’immédiateté et d’obsolescence programmée\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? La nôtre. Dans cette configuration, que signifie avoir du temps libre\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Ce temps libre est-il celui de l’amateur\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Celui dont nous témoignons, au fil des pages\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Il nous semble que non. L’objet de contemplation, la passion, la lubie qui animent les coeurs profanes échappent au temps approché comme un compte à rebours (avant le retour au labeur) pour renouer avec une autre horloge. Interne, affective, laborieuse, émotionnelle, celle-là. Quand on aime, on ne regarde pas sa montre. Le temps libre existe parce qu’il y a du temps contraint, travaillé, professionnel, soumis à résultat.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eÀ ce rythme imposé et à sa frénésie, à ce laps fabriqué comme un produit, tenter d’échapper. À notre niveau de papier, de mots et d’images. Par exemple, en ne proposant pas de brèves. Pas plus d’actualités, de nouvelles fraîches, d’informations à chaud ni d’activités dernier cri. S’inventer un autre tempo, épousant la forme des mondes amateurs dans lesquels nous entrons et qui répondent tous à leur propre logique, sans effet d’entraînement. À y regarder de plus près, chaque sujet abordé (en toute polysémie) entretient un rapport singulier au temps.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eAinsi. Depuis 10 ans un homme fait revivre dans un village le souvenir d’un ancien, réactive sa mémoire créative (p. 22). Un autre guette la minute précise à laquelle le soleil se couche pour vivre pleinement son projet (p. 72). Ailleurs, des prisonniers tentent de transformer la période de l’incarcération en un temps de libération (p. 130). Ici, le temps s’envisage en parties (p. 82). Là, une femme se laisse guider par sa pratique, voyage au centre de sa terre, sans urgence (p. 184). Et chaque fois, le temps sort de sa linéarité, de l’autorité du méridien, se déroule autrement, selon des accords secrets, intimes. C’est le temps de la répétition et de l’amour. Le nôtre.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 212 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39320795676829,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39320795709597,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_2e081c85-0118-4b67-acaa-ec962bec4482.jpg?v=1614801406"},{"product_id":"profane-5","title":"Profane 5","description":"\u003ch3\u003eCE QUI EST BIEN, C’EST DE PARLER LA MEME LANGUE.\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eVous pouvez dorénavant lire ce numéro en français ou en anglais, dans deux versions papier d’égale densité, autonomes, osons originales. Souhaitons que cette prise d’indépendance nouvelle soit propice à faire découvrir plus amplement la manière de dire le monde qui anime la revue depuis ses débuts.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCar s’il y a toujours le délicat problème de la langue, considérant que traduire c’est trahir un peu (voir p. 72, Un média), il y a d’abord et avant tout ce qui est dit pour être partagé, et la question brûlante de se poser\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: mais de quoi parle Profane exactement\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e?\u003cbr\u003eProfane parle de ce qui n’est pas ou peu dit, justement, en portant la parole de tous les amateurs. Nous ne le redirons jamais assez\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: ils n’ont ni attaché de presse ni promotion ni actualité et se tiennent loin de l’industrie culturelle. Mais alors, qu’ont-ils à exprimer vraiment\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Pourquoi les mettre en avant\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Parce que leurs douces folies, leurs passions bizarres, leurs pratiques volontaires sont peut-être une réponse à la lente et inéluctable uniformisation des cultures et des désirs. Un acte de résistance.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eProfane se décline en français et en anglais, mais, autant le dire, s’intéresse avant tout au «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003epatois\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e» des gens. À leur vocabulaire visuel et émotionnel idiosyncrasique. Au dispositif imaginaire, créatif, qu’ils mettent en place pour eux-mêmes le plus souvent, et qu’ils nous invitent à découvrir le temps d’un instant, que nous saisissons, impressionnons sur le papier pour le faire durer. Le relayer. Et vous le proposer, dans le parler de votre choix.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 212 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39408840245405,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39408840278173,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_ed48fa69-f35e-42b5-a914-9c80b0e6edcf.jpg?v=1615801948"},{"product_id":"profane-4","title":"Profane 4","description":"\u003ch3\u003eA FORCE DE PARLER PROFANE, DE PENSER PROFANE, NOUS VOYONS DU PROFANE PARTOUT.\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eEffet d’attention réflexe, de perception sélective, d’exposition répétée\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Probablement. Un biais cognitif, diraient les savants. Nous voilà atteints de déformation professionnelle, un comble\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e! L’expression consacrée et sa valeur travail s’invitent sur notre terrain de jeu qui n’a pourtant ni maître, ni règle, ni patron. Car le profane est ainsi, libre de ses agissements, de ses méthodes, de son résultat.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eNous avons un scoop\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: la déformation professionnelle concerne beaucoup d’amateurs. Appelons-la, pour eux, déformation amateur. Comme Jonathan Chauveau-Frigiatti, qui voit des ananas à tout bout de champ (84 → 95 )\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e; les membres de la société des admirateurs de nuages, des ciels à l’infini (96 → 101)\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e; Macdara Smith, des renards en ville (5 → 15). Une déformation à ne pas confondre toutefois avec le deskilling, que nous abordons dans ce numéro-ci (60 → 67).\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eTrouver du profane partout, à commencer à l’intérieur de nous, sous l’habit, et même avec lui (116 → 131). Et c’est très précisément cette part discrète que nous regardons avec une caméra spéciale. Peut-être une GoPro (80 → 83 ). C’est elle que nous souhaitons mettre sur la paillasse du réel, approcher comme une planète. Cette dimension qui nous éloigne des certitudes, des jugements, et qui tend à devenir, selon nos sources absolument subjectives et nos sondages totalement souples, de plus en plus présente au monde. Ce monde que nous aimons profane.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eTextes français - version anglaise en cahier final\u003cbr\u003eFormat 155x230 mm, 244 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39408845095069,"sku":"200","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39408845127837,"sku":"200","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_32adfd4b-ab49-4d44-b818-61ce9942c0a8.jpg?v=1615802009"},{"product_id":"profane-3","title":"Profane 3","description":"\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eÇa y est, le mot est lâché. Page 176. Une croûte a été nommée comme telle.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eUne croûte est une croûte est une croûte. Il y en a même plusieurs. Ce mot qui gratte et qui colle à la peau, qui invalide toute opinion, oblitère toute attention. Pas la nôtre. De qui sont ces croûtes\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Mais surtout pourquoi en parler, alors que l’intérêt général mériterait mieux\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Parce que ces croûtes occupent les pensées d’une femme, qu’elle les cherche et par son engagement les transforme, et que cela, par exemple, nous importe.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eNous sommes là pour accueillir les vaines tentatives, les désirs qui débordent, qui se cabrent, qui ne prennent pas le chemin qui va droit à la reconnaissance, qui parfois s’égarent même jusqu’au cul-de-sac, cul-de-sac, cul-de-sac, -sac, -sac\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e; sac plastique, sac plastique, sac plastique, -tique, -tique (pages 100 et 136).\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLes amateurs écrasés sous le poids des injonctions contemporaines ont trouvé refuge dans nos rubriques. Elles sont faites pour eux, avec eux. Et les contributeurs se mouillent à leur contact, délaissant peu à peu cette convenance journalistique qui voudrait qu’on tienne à distance son sujet. Tout le monde dit «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003eje\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e» dans ce numéro, tout le monde donne de sa première personne. C’est un risque à prendre, une forme de laboratoire. Une boite de Petri. Au départ, on ne voit rien, il faut laisser agir pour découvrir. S’intéresser à ce qui n’est pas voyant, à ce qui n’est pas signalé ainsi par le système de la mode, chercher plutôt à rendre visible ce qui remue dans l’ombre. Il y a de ça. Il y a du «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003eça\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e». C’est sûr.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eTextes français - version anglaise en cahier final\u003cbr\u003eFormat 155x230 mm, 228 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39416601936029,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39416601968797,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_aa6bdf3a-845d-4098-b2e3-de24d0440028.jpg?v=1615872492"},{"product_id":"profane-2","title":"Profane 2","description":"\u003cp\u003eProfane tombe curieux comme on tombe amoureux. Sans prévenir, dans un lieu public, grâce à des amis communs, au détour d’un cheminternet.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eIl croise un amateur, écoute sa vision, son récit, et la machine sensible s’enclenche. La rencontre inattendue devient sujet de désir. C’est donc le hasard qui tisse la trame de ce deuxième numéro. Grand ordonnateur devant l’actualité, le mouvement, la vogue du moment ou la discipline. Le bouche à oreille et la confidence pour conseillers spéciaux. Le hasard fait-il bien les choses\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? On ne se hasardera pas à le penser, mais en tout cas crée t-il des rencontres et des rapprochements.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eUn dénominateur commun semble relier les pages de cette édition printemps-été, reconnu comme le plus étonnant outillage de l’homme\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: son pouce préhenseur. C’est grâce à lui, à ce doigt muni de seulement deux phalanges et qui fait pince avec l’index, que l’homme tient l’aiguille, le burin, le ciseau, le pinceau, le crayon, l’appareil photo ou la trompette. Et réalise ainsi ce qui lui passe par la tête. Patchwork, sculptures en plein air ou en papier, dessin automatique, peintures, coiffes en dentelle… Le pouce marque de son empreinte ce numéro et délivre avec lui de menus indices sur son possesseur. Un peu de l’histoire d’un être à travers ses réalisations et ses contemplations.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eProfane confirme son attachement pour les formes et les idées nées de la main de l’homme. Hymne à la chose humblement et sincèrement réalisée. Capable de survivre à son concepteur, de transmettre des informations secrètes, de poursuivre ailleurs une histoire fictive, d’être à nouveau manipulée par un tiers, réinvestie, collectionnée. Elle ne cesse d’étourdir Profane, qui admet un goût certain pour ce qui s’érige, se regarde, se garde, se manipule aussi. Parce qu’ici on touche, on tâte et on tâtonne.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eTextes français - version anglaise en cahier final\u003cbr\u003eFormat 155x230 mm, 212 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39416607473821,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39416607506589,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_02534967-2482-46da-89c2-d99a05fd527a.jpg?v=1615872562"},{"product_id":"profane-1","title":"Profane 1","description":"\u003cp\u003eProfane a un seul et unique dada\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: l’amateur, qu’il soit artiste ou collectionneur, novice ou pointu, fervent admirateur ou créateur à ses heures. Profane a un credo\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: l’observer, le voir évoluer, l’approcher dans son environnement, interroger sa pratique, en solitaire ou en groupe, sonder sa passion secrète ou sa production privée.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eProfane est une revue qui met donc en scène un héros récurrent plutôt qu’une discipline, et l’accueille en qualité d’invité permanent. Au gré des numéros, il s’agira de conter son histoire, chaque fois multiforme, chaque fois hors-norme. Qui est donc cet être passionné, ce faiseur d’art occasionnel et volontiers obsessionnel, de quelle manière s’adonne-t-il à son penchant, quels sont ses motifs d’investissement symbolique qui semblent parfois impénétrables\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e?\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eDès l’origine, ce projet éditorial a été secoué d’interrogations, tombées comme des feuilles, réunies ici en cahiers.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eAmateurisme\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: qualité ou défaut, plaisir ou souffrance\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Amateur par dépit ou par choix\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? L’amateur fait-il mal son boulot\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? L’amateur est-il un connaisseur\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? L’amateur d’art est-il forcément collectionneur\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? L’artiste amateur doit-il le rester\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Peut-il devenir professionnel\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Pourquoi dit-on «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003epeintre du dimanche\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e»\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Un amateur sommeille-t-il\u003cbr\u003een chacun de nous\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Cette matière interrogative a infusé et colore aujourd’hui la revue Profane.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eEntre ses pages, s’engage un autre rapport à la création, se dessine une manière de penser le faire loin des marchés, des foires, des salles de ventes, des scènes officielles, des vitrines sous clé. Profane dresse un panorama des dynamiques créatives lorsqu’elles échappent aux logiques de monstration et de promotion, quand elles viennent aussi dire autre chose d’une société\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: nourrir une mémoire collective, révéler la singularité d’un inconscient, témoigner d’une époque.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eL’amateur porte en lui une rareté\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: son élan inentamé résiste aux modes, son rapport jubilatoire et cathartique à l’objet de son affection s’affirme contre vents et marées. Et c’est bien cette part précieuse, cet appétit originel que Profane entend mettre en lumière.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eTextes français - version anglaise en cahier final\u003cbr\u003eFormat 155x230 mm, 212 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39416611045533,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false},{"title":"English","offer_id":39416611078301,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_d5b4e5d8-0248-4a1e-a1fc-3dae426e3e7a.jpg?v=1615872611"},{"product_id":"archisaccuplastikophilie","title":"Archisaccuplastikophilie","description":"\u003cp\u003eDans l’incroyable diversité des illustrations imprimées sur les sacs plastique publicitaires aujourd’hui bannis de la circulation, cet ouvrage propose d’explorer une sélection de représentations architecturales emblématiques, judicieusement ou étrangement associées à toute une série d’activités commerciales.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eInterrogés, décrits, commentés par des historiens de l’architecture qui ont accepté de se prêter au jeu, les 59 spécimens réunis dans ce livre nourrissent quantité de récits académiques et anecdotiques, sources d’infinies déclinaisons poétiques.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eUne collection d’Eric Monin\u003cbr\u003ePhotographies d’Audrey Corregan\u003cbr\u003eTextes rassemblés par Eric Monin\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eVersion française uniquement\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 190x260 mm, 126 pages\u003cbr\u003eCahiers cousus, jaquette à rabats, étui cartonné\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":39416622448797,"sku":"","price":30.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/cover_f98cc7c6-bfec-44d5-bdfa-9f75f96095b6.jpg?v=1615872780"},{"product_id":"tote-bag","title":"Tote bag","description":"\u003cp\u003e\u003cmeta charset=\"utf-8\"\u003e\u003cspan\u003e«\u003c\/span\u003e\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e\u003cspan\u003edevenez Profane\u003c\/span\u003e\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e\u003cspan\u003e»\u003c\/span\u003e\u003cbr\u003e\u003cspan\u003eSérigraphié à Paris\u003c\/span\u003e\u003cbr\u003e\u003cspan\u003e100% Coton\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":39416624087197,"sku":"","price":12.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/files\/profane-totebag-3.jpg?v=1757406791"},{"product_id":"abonnement-1","title":"Abonnement 1 an","description":"\u003cp\u003eEn vous abonnant pour 1 an, vous recevrez le numéro de la saison et le prochain en avant-première.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eVous ne manquerez pas de nouvelle parution, vous réduisez les frais de livraison et soutenez la pérénité de la revue.\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39934746394781,"sku":"","price":35.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39934746427549,"sku":"","price":35.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/PROFANE-ALL-1.jpg?v=1615872913"},{"product_id":"abonnement-2","title":"Abonnement 2 ans","description":"\u003cp\u003eEn vous abonnant pour 2 ans, vous recevrez le numéro de la saison et les trois suivants en avant-première.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eVous ne manquerez pas de nouvelle parution, vous réduisez les frais de livraison et du numéro, et vous soutenez la pérénité de la revue.\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":39934747508893,"sku":"","price":65.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":39934747541661,"sku":"","price":65.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/PROFANE-ALL-2.jpg?v=1615872954"},{"product_id":"profane-12","title":"Profane 12","description":"\u003ch3\u003ePEAU DE PAPIER\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eNous nous attachons depuis six années déjà à révéler la part discrètement volontaire de chacun, à dire les rêves entêtés d’une vie, à montrer ce que le monde tisse en deçà des zones visibles et orchestrées. La situation que nous connaissons tous depuis notre dixième numéro en mai 2020, et qui n’en finit pas, a figé un réel sous cloche comme on anesthésie le désir. Cet ordre donné de mise à distance du monde, d’un temps social et collectif annihilé, d’un espace domestique et privé censément sécure, a certes profité aux ventes de puzzles, de terre crue, de peinture, d’articles de couture, de livres de cuisine, de jeux de société, de graines de potager, entre autres. Des épiphanies personnelles ont eu lieu. On peut s’en réjouir, mais est-ce ainsi que nous imaginions l’affaire\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Est-il possible de faire quelque chose de soi quand la surprise et l’inédit du monde alentour sont tenus à l’écart, que la déréliction et le repli dominent\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Trop tôt pour le formuler et nous avons donc choisi de continuer comme avant, avec des sujets qui rarement fraient avec cette réalité sanitaire – exceptions faites d’une expédition Pivoines sous Trump et d’un livre de mémoires familiales. Décidé aussi contre vents et marées de maintenir nos parutions pendant cette drôle d’année, de revoir en profondeur notre site internet, sachant nos lieux de diffusion et de présentation réduits comme peau de chagrin. Et pour nos rendez-vous prochains, gardons la peau surtout, ajoutons la nuit, l’imprévu, l’échange, l’autre, et éloignons le chagrin avec ce nouveau numéro que nous sommes heureux de brandir\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e!\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 228 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"English","offer_id":39934760616093,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false},{"title":"Français","offer_id":53127249101133,"sku":null,"price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/g2.jpg?v=1622835376"},{"product_id":"profane-13","title":"Profane 13","description":"\u003ch3\u003eUN ÉDITO\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003ePour vous, ce n’est pas un nombre spécial. Vous ne versez pas dans la superstition, n’êtes victime d’aucune triskaïdéka- phobie, même si, allez, en y réfléchissant un peu, vous avez bien un objet fétiche, une peur cachée, des rituels, une certaine idée de la chance, du hasard, de la rencontre.\u003cbr\u003eBref. Entre vos mains, le nouveau numéro de Profane. Vous vous apprêtez à le feuilleter.\u003cbr\u003eIl a l’air plus gros, et c’est bien vrai, il est plus riche en visions. Douze pages de plus.\u003cbr\u003eEn dehors de son volume légèrement augmenté, nous n’avons pas pensé non plus qu’il s’agissait d’une édition particulière.\u003cbr\u003eEt pourtant.\u003cbr\u003eForce est de constater que le treizième du nom a décidé, en son for intérieur, de faire tourner les pages à sa façon. Un je ne-sais-quoi spirite. Des sujets qui ont fédéré leurs énergies, se sont passé le mot pour constituer des phrases à double- fond, des alliances inconnues. Quelque chose l’agite.\u003cbr\u003eLe 13 n’est pas seulement habité par l’esprit amateur, cette façon d’aborder le monde avec curiosité, ingénuité, instinct et ingéniosité, selon une feuille de route loin du calcul, du miroir, au gré du temps: celui qu’on s’octroie. D’autres esprits sont là. Frappeur, joueur, mystique! Glissés dans des costumes, des peaux, des émotions, des lieux et des contours qui se sont allégés, libérés des instances de contrôle.\u003cbr\u003eMédiumnité, peinture automatique, actes psychomagiques, visions paréidoliques, éducation alternative, réactivation de l’enfance par le jeu, le découpage et le déguisement, rites d’antan, dialogue avec la nature, cabinet de curiosités, tout est propice ici à ouvrir les portes de l’inconscient et à s’amuser ensemble de ce que le monde retient, contraint, organise et fige. Et pour accompagner ce feu étrange, il fallait sans hésiter un peu plus de pages.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCarine Soyer\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":41599590203549,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":41599590236317,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/files\/Profane_13_cover.jpg?v=1748956760"},{"product_id":"edition-un-truc","title":"Un Truc","description":"\u003cp\u003ePour Profane, Jonas Marguet signe la rubrique Un Truc\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: des natures mortes qui réunissent, autour d’un thème, des objets insolites, inconnus ou faits main, aux formes et aux usages acceptant joyeusement l’indétermination.\u003cbr\u003eCette édition de 10 cartes propose un choix libre et spontané de 10 images piochées au hasard parmi les séries des 10 premiers numéros de la revue.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eEdition limitée à 300 exemplaires\u003cbr\u003eformat 10 x 15 cm\u003cbr\u003eÉdition de 10 cartes enveloppées\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":41865084174493,"sku":"","price":10.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":41865084207261,"sku":"","price":10.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/E-shop.jpg?v=1643037692"},{"product_id":"profane-14","title":"Profane 14","description":"\u003ch3\u003eUN ÉDITO\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eUn homme se souvient de la déchetterie proche de la maison de son enfance, comme un secret de chineur qu’il partage avec son grand-père (p. 180). Un autre homme fait grandir dans son jardin des arbres de ciment dont les feuilles persistantes sont des objets de consommation flétris (p. 32). Une femme utilise des portants à vêtement et autres cintres à pinces qui ne lui serviront plus pour y suspendre ses toiles (p. 202). Un homme repêche sur les rivages grecs des bouts de plastique, matière première à des masques faits main (p. 48). Une femme ramasse les écorces d’un arbre tronçonné pour les enraciner à nouveau dans des tableaux (p. 230). Une femme archive des moutons de poussière pour leur qualité chromatique (p. 104).\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eRécupérer. Recycler. Détourner. Des verbes communs à nombre d’autodidactes et de collectionneurs qui visitent nos pages, numéro après numéro. Une pratique du glanage étendu, souvent aperçu ici, et qui sédimente un peu plus dans cette quatorzième édition, profitant d’une réflexion plus vaste autour du déchet.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eNous affectionnons ces «dandys des gadoues», pour reprendre la belle formule de l’écrivain Michel Tournier dans Les Météores, surnom attribué à un des héros, Alexandre Surin, à la tête de six décharges, de Deauville à Casablanca, qu’il chérit comme des mines d’or. Toutes celles et ceux qui trouvent de la vigueur et de la vie dans le rebut.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eAprès tout, quoi de plus intime, et par là précieux, que ce que l’on rejette? De plus révélateur d’un état du monde? Dans la réalité, cette matière grise, couleur dominante de la bouillie finale, soulève des questions moins romanesques, mais elle motive aussi des démarches d’invention et de réap- propriation qu’il nous plaît de relayer. Pour saisir l’éclat dans l’ordure.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCarine Soyer\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":42369087471773,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":42369087504541,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/PROFANE14_retouch_06_1200.jpg?v=1653385139"},{"product_id":"profane-15","title":"Profane 15","description":"\u003ch3\u003eJe ne suis pas un numéro\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eEntrer les termes édito \/ amateur \/ collection \/ Instagram \/ plaisir \/ mains \/ faire \/ transe \/ élucubration \/ décor \/ collier \/ arbre \/ arrière-cour \/ guerre \/ miche.\u003cbr\u003eEt laisser faire l’algorithme. Attendre. Un peu. On aimerait bien voir sous nos yeux ébahis cette introduction s’écrire toute seule, dans une collaboration réjouie entre la machine et l’homme, mais est-ce notre demande qui n’est pas assez claire et précise, l’intelligence artificielle rechigne à se mettre au service de notre volonté. Et pourtant, plein d’espoir, galvanisés par notre invitation d’ouverture (p. 6), où l’apparition d’images générées par l’opération binaire avait bien eu lieu, nous avons pensé que. Notre réflexion (p. 46) nous confirmant aussi la percée robotique pour évincer l’homme du labeur.\u003cbr\u003eMais force est de constater que l’amateur n’est pas un bon sujet de calculs, et préfère emprunter des chemins irraisonnés et insondables pour parvenir au contentement. Son éden. Il ne reste plus alors qu’à mettre la main à la pâte pour modeler ce texte d’accueil clamant, chaque fois et toujours un peu plus, que notre sommaire n’obéit à aucun agenda, mais foisonne librement. Ouvrir ce nouveau numéro, c’est voir deux jambes de papier opérer un grand écart farouche\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: des réseaux sociaux (p. 120) à une échoppe dans les Pouilles (p. 184), d’une végétation démiurge (p. 164) à un immeuble de rapport (p. 86), d’un coquillage (p. 130) à une tranche de pain (p. 226), d’une montagne (p. 30) à un dressing (p. 96).\u003cbr\u003eProfane est ainsi fait, accueillant tout ce qui s’éloigne des chemins tracés, surtout celles et ceux qui ouvrent leurs propres voies, et tant pis pour le génie informatique.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCarine Soyer\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":43188791541917,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":43188791574685,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/Profane_4.jpg?v=1670868251"},{"product_id":"sur-la-bouche","title":"Sur la bouche","description":"\u003cp\u003eÀ travers villes et à travers champs, les regards de voirie parsèment les sols peuplés de réseaux souterrains, secs ou humides. Les tampons de fonte qui affleurent et trahissent ces aménagements enfouis provoquent le piéton et bousculent les univers lisses coulés à la surface. \u003cbr\u003eObserver, toucher, imprimer ces points de résurgences permet alors d’établir des contacts fructueux entre le dessus et le dessous, en apprenant à ouvrir les yeux sur les anomalies qui forment notre environnement. La bouche d’égout devient le point de départ d’une foule d’aventures inattendues qui racontent l’histoire rationnelle mais aussi poétique de notre quotidien.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCréation graphique\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: s.y.n.d.i.c.a.t \u003cbr\u003e155 x 230 mm \u2028\u003cbr\u003e136 pages \u2028impression 1 couleur noir \u003cbr\u003e\u2028Sous la direction d’Éric Monin, professeur en Histoire et Cultures Architecturales, ENSAP de Lille, chercheur au LACTH \u2028\u003cbr\u003eAvec les textes de: \u003cbr\u003e\u2028Anne Alonzo, Caroline Bauer, Denis Delbaere, Nathalie Duarte, Catherine Grout, Richard Klein et Béatrice Mariolle\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":46554883686733,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/products\/131A4019.jpg?v=1681472420"},{"product_id":"profane-16","title":"Profane 16","description":"\u003cp\u003eCe chiffre peut sembler modeste mais il l’est moins dans le cadre d’une publication indépendante, qui ne tire profit que du plaisir à partager ses engouements amateurs, à témoigner d’autres manières de faire et d’accueillir la fantaisie du monde. On imagine les quinze précédents saluer l’arrivée du petit nouveau, lui faire bonne place à leurs côtés, le célébrer en trois Give me five pour l’occasion. Mais cette fois, Profane a souhaité sortir de leur réserve de papier tous ses volumes pour les réinventer dans l’espace, le temps d’une exposition, du 1er au 7 juin. Seize numéros valent bien un petit tour de piste, une minirétrospective d’été\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e! L’idée est surtout de faire autrement connaissance avec la revue, ses acteurs et ses propositions. «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003eProfane, qui es-tu\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e?\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e» À cette question, posée par le commissaire d’exposition et consultant en art indépendant Lucas Djaou, des réponses in situ\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: au 11, rue Béranger, Paris IIIe, dans les anciens locaux du quotidien Libération et à l’invitation de Wise Women, collectif de femmes de la culture et de la création, un portrait de Profane se dessine, avec une sélection de productions et de collections mises en scène par l’agence NC, parmi celles évoquées depuis huit ans. L’envie de les montrer différemment, d’ouvrir le cercle à de plus nombreux regards, de multiplier les rencontres et les possibilités, parce que l’avenir de la revue tient aussi au désir qu’elle suscite et renouvelle. Dans cet élan, d’autres rendez-vous se profilent pour prolonger les parutions et intensifier les apparitions. À suivre\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e!\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCarine Soyer\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":46777639436621,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":46777639469389,"sku":null,"price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/files\/Profane16_Couv_2.jpg?v=1747823642"},{"product_id":"profane-17","title":"Profane 17","description":"\u003cp data-pm-slice=\"0 0 []\"\u003e« Bête », quand on y pense, connaît un peu la même ambivalence que le nom et adjectif « amateur ».\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eBête : tout être animé hors de l’être humain \/ qui manque d’intelligence, de jugement.\u003cbr\u003eAmateur : personne qui aime, cultive, recherche par plaisir \/ qui manque de compétence, dilettante.\u003cbr\u003eSans aller jusqu’à mener bataille pour requalifier et réhabiliter certains termes – mais pourquoi pas ? –, ce numéro a décidé de prendre les bêtes au sérieux. Chats, chiens, vaches, insectes se sont invités, ou plutôt faufilés dans ces pages, et nous montrent qu’il y a peut-être une autre manière d’investir le réel, de le saisir, de l’habiter. D’être sensible à sa beauté. La leur semble les guider, écoutons-la. Par exemple : des faucons pèlerins, des hirondelles, des oiseaux de nuit, et bien d’autres espèces encore, rendent grâce à la maison de Jacques et de Mariek. Ils n’ont, nous dit leur hôte, jamais été si nombreux dans le coin, comme si par leur présence, par leur retour, ils témoignaient de l’importance d’un espace à protéger, reconnaissaient sa force, son âme. S’y sentant bien.\u003cbr\u003eLes animaux sont là, même quand ils ne le sont pas, toujours inscrits dans l’imaginaire des hommes – ceux qui ont décidé de continuer à rêver –, qui aiment à les représenter : bêtes en ciment dans les jardins spontanés, en pigments dans des tableaux qui célèbrent la fugacité de la vie, et même dans un salon sous forme de verroterie… Ailleurs, de robustes vaches et de sanguins chevaux font partie du chemin créatif d’un autre humain : ils prêtent avec patience leurs flancs à Lionel, qui, en dessinant à même leurs robes, fait éclore des mondes nouveaux. Ici, c’est Emil, un chien touffu qui offre sympathiquement les poils de sa queue pour faire pinceau, et illustrer un sujet sur la possible figure de l’animal en tant qu’artiste. On ne recule devant rien dans Profane, et en accordant aux bêtes un autre statut, même un court instant, en écoutant leurs signaux, voilà l’idée du geste créateur légèrement chahuté, mis à la portée de tout être vivant. Alors fêtons l’animal et saluons son mérite. Celui de nous supporter.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCarine Soyer\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":47690218963277,"sku":"150","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":47690218996045,"sku":"100","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/files\/Profane_17_1.jpg?v=1701188440"},{"product_id":"profane-18","title":"Profane 18","description":"\u003cp\u003eLe temps d’un verre dehors, dans ce qui fut un campus parisien. Il fait doux, c’est la première fois qu’on vient, on attend que débute la table ronde «\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003ePoser un regard sur ce qui nous entoure\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e». Alors on observe la mue du bâtiment, en se demandant ce qu’est un tiers-lieu. L’ancienne Sorbonne Nouvelle, construite dans les années 1970, nous fait penser à Bernard, qui fut quant à lui chargé de cours à la fac de Tolbiac, non loin, tout en créant des tapis chez lui, dans une tour des Olympiades. L’architecture des années 1970 décidément. Certains l’adorent, d’autres préfèrent quitter la ville, pour aller faire une maison en chaux et en chanvre, en phase avec la nature, avec leurs mains et en s’armant de patience. La ville ou la campagne. La banlieue aussi\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: il fait visiblement bon vivre à Bagneux, où chaque année un rendez-vous artistique mobilise les habitants. S’il fallait choisir, préférence assumée pour un bord de mer, en Bretagne par exemple, vers Paimpol, où se devine la silhouette de Denis qui arpente les plages à la recherche de pinces de crabe, de carcasses de tourteau pour des sculptures minute. Le rivage, l’appel de la mer, la figure du marin\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: Hubert la connaît bien, lui qui aima traquer des canevas représentant uniquement des pêcheurs à la pipe. Collectionneur dans l’âme, il a bien d’autres modestes trésors, notamment quelque 300 affiches de films où apparaît la statue de la Liberté. 300… les chiffres donnent toujours le vertige. Celui-ci\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: 250 000. C’est le nombre de photographies de cimetières réalisées par André dans le monde entier. C’est aussi le nombre de photos amateurs réunies par Christophe, tirées d’albums de famille, de boîtes de photos trouvées dans les marchés aux puces et les magasins d’antiquités de Berlin. Parmi une multitude d’autres accumulations qui squattent son atelier d’artiste. La photo amateur, une mine aussi pour Jonathan, qui cherche compulsivement celles où le sujet disparaît, matrice de sa pratique artistique. L’album, cet abysse de l’intime, même sans visage... Matthieu a ramené de Tokyo un épais cahier où sont collées des boîtes d’allumettes qui disent beaucoup des déambulations d’une certaine Matsuko. Qui était cette fille du feu\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? De la flamme à la braise, on se prend à rêver d’un barbecue, rituel des beaux jours. Il faudra appeler Antoine, qui sait certainement aussi bien les allumer que les dessiner. La table ronde va commencer.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCarine Soyer\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":48934894305613,"sku":"150","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":48934894338381,"sku":"100","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/files\/131A3580.jpg?v=1716999021"},{"product_id":"profane-19","title":"Profane 19","description":"\u003cp\u003eUn esprit insulaire flotte dans ce numéro. Bien sûr, l’évocation de parcours de vies dans des îles, des Cyclades aux Baléares, travaille à cet état. Le heureux hasard nous a mené vers ces ailleurs doués pour l’idéal, propices à l’élaboration de rituels à soi, à une forme de détachement souverain face au continent gris. On respire un peu. Trois sujets dans le clapotis des rubriques, c’est peut-être trop peu pour éclairer un phare et pourtant une question nous vient\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e: mais qu’est-ce qu’une île\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? La surface d’un ring surmontée d’une mezzanine transformée en atelier de peinture dans une salle de boxe de quartier peut-elle s’en approcher\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? L’enceinte sans murs de la première école Freinet à Vence à la pédagogie libre et alternative\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Une simple feuille blanche de papier\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? La période du confinement lorsqu’elle a pu être propice à exercer un imaginaire, sculptural ou cinématographique\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Le promontoire que représente un arbre à chat\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Et une maison, riche d’un passé, promise à une nouvelle occupante\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e? Tout ce qui a des bords visibles à l’intérieur desquels il reste cependant possible de cultiver une forme de liberté – c’est la condition – pourrait intégrer une famille élargie ilienne. La nôtre. Elle nous appelle, elle est ce vers quoi nous tendons. Alors, on peut imaginer Profane comme un pont, occupé à relier des histoires, des récits, des expériences, des trajectoires, des manières d’être et de faire, comme autant d’îlots à découvrir, par l’exercice d’une curiosité. Un pont, des îles forgées par l’envie. Une vision que nous avons envie de chérir en ces moments de replis, de dénis, de cassures, de coupures. Celle d’un archipel évolutif et vivant.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCarine Soyer\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":50533909725517,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"Anglais","offer_id":50533909758285,"sku":"","price":15.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/files\/Profane_19.jpg?v=1748956760"},{"product_id":"profane-18-copie","title":"Profane 20","description":"\u003ch3\u003eVINGT NUMÉROS.\u003cbr\u003eDIX ANS\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e!\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eEst-ce l’heure du bilan\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e?\u003cbr\u003eDemandons donc à Gilles, amoureux des chiffres, certes, mais surtout des costumes de clown et de tout ce qui a trait au cirque.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFaut-il aller en parler\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e?\u003cbr\u003eAuprès de Mathias, psychiatre, ou d’Agnès, psychosociologue clinicienne. Ils nous aideront peut-être à y voir plus clair, s’ils ne sont pas occupés à peindre.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFaire un voeu\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e?\u003cbr\u003eEn débusquant le rayon vert dans le rayon maison \u0026amp; hygiène ménagère du supermarché avec Rada. En pariant, sinon, sur la hardiesse d’un pigeon coloré auprès de colombiculteurs espagnols. Ou encore, en espérant croiser, depuis la route vers la Lozère nous menant chez Denise et Maurice, un épouvantail vert.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCroiser les doigts\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e?\u003cbr\u003eComme Claudine tresse des brins entre eux.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eEnvisager une reconversion\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e?\u003cbr\u003eEn consultant Patrick, entrepreneur chevronné, qui aura certainement une idée de business et un conseil à partager, entre deux toiles entamées.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eOpter pour un porte-bonheur\u003cspan class=\"fine\"\u003e \u003c\/span\u003e?\u003cbr\u003eIl n’y aura, pour cela, qu’à faire son marché parmi les Fings de Camille.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003ca href=\"https:\/\/www.eventbrite.fr\/e\/billets-tous-profane-une-galerie-1357212331619?aff=oddtdtcreator\"\u003eINFORMATIONS ET RÉSERVATION GRATUITE\u003c\/a\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 242 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":51815988396365,"sku":null,"price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":51815988429133,"sku":null,"price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/files\/Profane20_copie.jpg?v=1749547432"},{"product_id":"profane-21","title":"Profane 21","description":"\u003cp\u003e\u003cmeta charset=\"utf-8\"\u003eTout commence avec la main turquoise de Thomas Saint-Guillainet voilà bientôt une collection d’images bleuies par le temps de Charles Villa, puis 3 500 ciels gracieux cachés dans le noir d’Anne Jaffrenou, enfin des corps peints couleur Avatar photographiés par Pauline Hisbacq. Un numéro piqué, cerné de bleu. Cette couleur primaire dans notre rétine, qui résiste, s’entête, vers quoi nous mène-t-elle ? On aimerait alors demander à Jérôme Pélégry s’il n’a pas eu envie un jour de donner des airs de Pierrot le Fou à un de ses portraits masculins, virage bleu sur visage blanc. Le bleu, un drôle de pressentiment. Mais déjà d’autres couleurs s’agitent ; le vert, le rouge, le jaune, celles qui parent les emballages des produits d’Occident qu’Eddy Ekete connaît bien, depuis son festival à Kinshasa, en RDC, où il fait parader la puissance retorse de la consommation bariolée qui finit en déchets dans les rues saturées. Il faudrait reprendre tous les pigments pour imaginer des mondes où la couleur apaise, résout. Vivre dans celui de Josqlin, par exemple. Ou dans les images fractales propices à la contemplation de Florian Coppier. Ou bien vivre à l’ombre, tout simplement, dans un gris duveteux. Pour vivre heureux.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 242 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":52830921195853,"sku":null,"price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":52830921228621,"sku":null,"price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/files\/Profane21-cover.jpg?v=1764084378"},{"product_id":"profane-22","title":"Profane n°22","description":"\u003cp\u003e\u003cmeta charset=\"utf-8\"\u003eIl plane sur ce numéro un peu de divin et de divinatoire, comme une envie de se tenir loin d’une réalité frontale, de s’inventer un monde où le fait de croire, de vouloir y croire et de sciemment rêver serait un acte créateur et porteur. Meneuse de troupe, Sophie Perez ouvre ce bal fantasque en évoquant les extravagances de la compagnie du Zerep qu’elle a fondée, et qui fait parader sur scène une forme de puissance occulte pour réveiller la nôtre. Elle passe l’invisible relais à des faiseurs habités de tarots et d’oracles: Claudio Parentela, artiste touche-à-tout en Calabre, aime entre mille autres choses dessiner les lignes de force de ces jeux de cartes, quand le duo de danseurs libres, Barbara Villesange et Vincent Fournoux, conçoit un tarot du mouvement, axé sur la dynamique des corps et des esprits. Ici, une peinture de la Vierge produit un effet tellurique sur la psyché d’un artiste autodidacte, Roger Lorance; ailleurs, des dessins mystiques et des sculptures aussi proices que des ex-voto peuplent la collection de Thierry Coudert dans sa maison du Limousin; là, une bonne fée nommée Jennifer Rident se penche sur le berceau onirique des abeilles et le génie de Marc Danchin travaille à révéler le cœur des lampes à huile... Les ingrédients semblent réunis pour que l’esprit vagabonde, prompt à la curiosité, à se laisser porter. On pourrait même faire un jeu. Ouvrir au hasard ce numéro et investir l’image ou le mot rencontré d’un pouvoir inconnu. Le laisser infuser, mûrir comme une banane à la peau d’avenir avec Catherine Gautry. Ou bien. Regarder dans les yeux le visage féminin de la couverture de ce Profane 22 pour mieux se souvenir d’un de ses derniers vœux. Mais surtout. Vous souhaiter une lecture propice à l’évasion et aux visions amies.\u003cbr\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFormat 155x230 mm, 236 pages\u003c\/p\u003e","brand":"Revue Profane","offers":[{"title":"Français","offer_id":53887133548877,"sku":null,"price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"English","offer_id":53887133581645,"sku":null,"price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0550\/4971\/5869\/files\/Profane22_b6228c2e-61f6-4796-8aab-313cc15ccb6e.jpg?v=1779441054"}],"url":"https:\/\/www.revueprofane.com\/collections\/revues.oembed?page=4","provider":"Revue Profane","version":"1.0","type":"link"}